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Un serious game, qu’est ce que c’est ?

Pour comprendre ce qu’est un serious game, ou jeu sérieux, voici une étude intéressante intitulée : « Le Serious Game… pour les non gamers » qui date de janvier 2018.

Cette étude d’une dizaine de page est intéressante parce qu’elle présente simplement les serious game et leurs enjeux. Lien en bas d’article.

 

Serious game, l’enrichissement de l’expérience d’apprentissage par le jeu.

Dans serious game ou jeu sérieux, on peut mettre facilement derrière « sérieux » quelque chose d’un peu rébarbatif, compliqué, ingrat, relatif au travail. Et dans « jeu » on peut mettre le côté ludique, stimulant, de dépassement de soi ou d’autrui, la possibilité de se tromper sans conséquence, de recommencer.

Réfléchir, essayer, recommencer.

Les études menées montrent que les apprentissages sont significativement meilleurs lorsqu’ils sont faits dans le cadre d’expériences de jeu, en plus de la satisfaction intrinsèque d’apprendre.

Quelques exemples de Serious Game.

il peut s’agir d’un environnement dans lequel vous apparaissez sous forme d’avatar et interagissez avec d’autres avatars de personnes réelles ou jouant un rôle dévolu par le jeu lui-même. Tout ça dans une ambiance proche du jeu vidéo.

Ou bien, il s’agit d’un parcours que vous suivez et dont les étapes sont

Suivre le parcours étape après étape.

marquées par des petits jeux, des quizz, des QCM, des tests qui vous permettent d’acquérir des points et de passer à l’étape suivante.

Il y a aussi des jeux sérieux en équipe dans lesquels vous jouez un rôle et progressez en interagissant avec les autres membres de l’équipe. Une équipe peut être en compétition avec d’autres soit pour avancer plus vite qu’elles, soit pour conquérir une plus grosse part du gâteau au détriment des autres.

Le serious game, produit de l’ère du numérique ?

Souvent, les serious games semblent être des produits du numérique. Certes, ils utilisent beaucoup la vidéo, le mouvement, la simulation, l’interactivité… toutes ces améliorations qui sont possibles dans le monde numérique.

Mais en fait le concept d’apprendre par le jeu est plutôt ancien. L’étude suggère que des écrits évoquent déjà cette pratique au XVème siècle dans le monde anglo-saxon, d’où un autre vocable anglais « learning by playing« .

« Qu’est-ce que vous pensez de cette idée? »

Et, de fait, il y a beaucoup de jeux sérieux qui ont recours à des cartes, des plateaux, des pions tout à fait matériels ou imprimés qui sont des choses très tangibles ou bien à des jeux de rôles par exemple.

Derrière ce lien avec l’ère numérique se cache aussi l’idée répandue d’un coût de revient élevé limitant l’accès.

Tout dépend des objectifs attribués à un serious game.

En fait, ce qui compte, c’est ce que l’on cherche à enseigner du côté formateur·trice et ce que l’on cherche à apprendre du côté de l’apprenant·e. L’important est que les moyens mis en place permettent à l’apprenant·e de progresser et non pas d’être dans le meilleur des cas « ébloui·e » par la technologie, ou dans le pire des cas « perdu·e » dans le foisonnement d’informations.

Par exemple, la société Tenstar Technology propose des simulateurs pour apprendre la conduite d’engins de chantiers. Nul doute que les apprenants gagnent beaucoup de temps dans leur formation et que les sommes engagées sont bien inférieures à celles qu’il faudrait pour le même résultat avec de vrais engins dans de vrais environnements. Dans ce cas, les technologies ont tous leur sens.

Si par contre, on se transporte dans l’univers de la gestion d’entreprise, de telles technologies risqueraient de faire passer à côté de paramètres importants comme le temps, la réflexion poussée, l’anticipation, les données chiffrées, les équilibres entre les grandes masses.

Attention cependant, ne pas être trop proche de l’univers de l’apprenant

Pour terminer, je voudrais reprendre l’idée de la personne citée en annexe à la fin de son témoignage. Cette spécialiste recommande d’être vigilant à la customisation du serious game. Si elle est trop proche de l’univers de l’apprenant·e, elle peut au contraire le·la brider car : « dans la vraie vie, ce n’est pas comme ça ».

 

Cette présentation du concept de Serious Game étant faite, nous verrons dans un autre article comment DéfiBrasserie répond à ces critères et quelles sont spécificités pour le rendre accessible au plus grand nombre dans le contexte des TPE très petites entreprises.

Voir aussi : tutoriels pour démarrer, stimulante simulation, évaluations pour l’apprenant.

Les Serious games en formation from FFFOD

 

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