
Une session réussie, portée :
- par des enseignants engagés
- par des étudiants qui se sont pleinement pris au jeu
- grâce à un format qui a favorisé l’engagement
L’objectif
Les enseignants souhaitaient offrir à leurs étudiants une occasion de se confronter à la gestion d’une entreprise.
Après 5 ans de formation, c’était le bon moment pour mettre en pratique, dans un contexte réaliste, l’ensemble des acquis du cursus.
Comment les étudiants ont-ils vécu l’expérience ?
Ils n’ont pas déçu leurs enseignants.
Bien sûr, ils ont été un peu déstabilisés au début par cet exercice si particulier. Il leur a fallu comprendre le fonctionnement de la brasserie, le travail qu’ils avaient à faire…
Puis, tour après tour, ils ont pris de l’assurance. Ils sont entrés dans leur rôle de dirigeant.
Ils ont commencé à prendre du recul, à analyser leurs décisions, à ajuster leur stratégie pour redresser la barre.
Ils se sont « pris au jeu », avec un peu de pression, celle qui fait avancer et progresser.
« Ils n’ont pas vu le temps passer. »
Ce qu’ils ont réellement intégré
Laissons-les parler :
« On peut être rentable et en faillite »
« Comprendre le BFR, c’est assurer la survie de l’entreprise »
« Le tableau de bord est un vrai outil de pilotage »
« Les décisions ont des effets décalés »
« Chaque décision engage l’avenir »
« On pensait avoir une bonne stratégie… et en fait on s’est plantés sur la trésorerie »
« Une croissance non maîtrisée peut déstabiliser l’équilibre financier »
Voir d’autres réactions.
Ces prises de conscience donnent du corps aux enseignements suivis depuis le début du cursus.
Ils ont dit avoir expérimenté concrètement :
- les interactions entre les différents domaines
- la nécessité d’arbitrer
- les décalages entre les décisions et leurs effets
Des résultats… mais surtout des progressions
Les résultats des brasseries se sont redressés petit à petit.
C’est ce que nous recherchons : une progression équilibrée, plus que la rentabilité à tout crin ou le développement non maitrisé du CA.

Le contexte de cette session
- 30 étudiants
- en 5e année du programme PGE de l’ISTEC Business School Paris de la spécialisation Entrepreneuriat
- 4 demi-journées, dont une consacrée à la restitution très intéressante des travaux par les étudiants (à laquelle nous avons assisté)
Les étudiants de la spécialisation Finance vivront prochainement la même expérience.
Bilan de cette session
« Ils sont satisfaits. Je suis satisfait. »
Que dire de plus ? Si ce n’est que nous le sommes également ! Objectifs atteints !
Réflexion sur le positionnement dans le cursus
Cette session a été positionnée en fin de parcours.
Faudrait-il la proposer plus tôt ?
Chaque positionnement a ses avantages :
- En fin de cursus : pour faire la synthèse dans un contexte proche de la réalité
- En début : pour sensibiliser aux apprentissages à venir
- Au milieu : pour combiner les 2 intérêts
Le bon choix dépend avant tout de l’objectif pédagogique recherché.

D’autres réactions des étudiants issues des restitutions
Une prise de conscience forte : gérer avec une perspective de plusieurs mois
“Les décisions ont des effets décalés. Chaque décision engage l’avenir.”
“Prendre le réflexe d’anticiper, plutôt que réagir.”
“Une bonne stratégie doit rester cohérente dans le temps.”
“Une croissance non maîtrisée peut déstabiliser l’équilibre financier.”
“Une décision a un impact financier direct… seulement quelques mois plus tard.”
L’importance du BFR
“Comprendre le BFR, c’est assurer la survie de l’entreprise.”
“Le BFR qui devient hors de contrôle… et tout bascule.”
Le tableau de bord est un outil concret
Les chiffres ont un sens, ils traduisent la réalité :
“Le tableau de bord est un vrai outil de pilotage.”
“Lire un bilan et un compte de résultat devient utile.”
Il traduit la réalité des mécanismes de la gestion :
“Pratiquer les liens entre prix, coût et rentabilité.”
“Calculer ses coûts de revient et le seuil de rentabilité.”
Une vision systémique de l’entreprise
“Toute décision a des effets dans les autres domaines et sur la durée.”
“Aligner sa capacité de production avec son marché cible.”
“Maintenir des efforts marketing proportionnels au chiffre d’affaires.”
Ce qui a fonctionné
“Investissement dans une unité de production plus productive.”
“Passage à un fournisseur plus adapté au gros volume d’achat.”
“Le marketing-mix qui a permis de saturer nos ventes tout en gardant un budget acceptable.”
“Le passage au marché des professionnels BtoB.”
“L’injection d’argent en compte courant.”
Ce qui a posé problème
Les difficultés rencontrées sont tout aussi riches d’enseignements :
“Le changement de fournisseur a généré une crise de trésorerie.”
“Les clients pro qui payent à plus ou moins 60 jours…”
“Le BFR qui devient hors de contrôle.”
“Le freinage de la production a provoqué une rupture de stock : notre CA a chuté de 60% parce qu’il n’y avait plus rien à vendre.”
“Le dirigeant qui travaille trop.”
“L’embauche trop tardive.”
Ce qu’ils feraient différemment
“Planifier le BFR avant chaque décision : le choc était prévisible et évitable.”
“Regarder la trésorerie comme indicateur prioritaire.”
“Négocier une ligne de trésorerie plus tôt pour éviter les agios.”
“L’assistanat administratif est un investissement, pas une charge.”
“Soulager la charge de travail du dirigeant en embauchant au bon moment.”
“Coordonner la stratégie de bascule vers le BtoB avec la montée de la production.”
En résumé
Les étudiants repartent avec une meilleure compréhension de la gestion :
“Anticiper plutôt que réagir.”
“Résultat et trésorerie sont deux choses à surveiller.”
“Utiliser au maximum la capacité de production installée.”
“Réduire drastiquement les stocks de matières premières.”
“Anticiper la trésorerie.”
Et en guise de conclusion
“Une expérience bien plus formatrice que la théorie seule.”
